ISRAEL
Posté le 15.06.2006 par ashomer
Des roquettes et des dollars pour le Hamas :
Israël s'inquiète : Des nouvelles technologies d'armement permettent au Hamas de fabriquer ses propres roquettes. Des millions de dollars arrivent à Gaza.
Alors qu'on parle d'une «pluie de roquettes» qui s'abat depuis ces deniers mois sur Israël, le Yedihot relate le nouveau défi auquel Tsahal doit faire face : les Kassam lancés en direction d'Israël seraient de fabrication palestinienne. On s'attend donc à voir se développer une production massive dans les territoires palestiniens, désormais indépendants quant à leurs approvisionnements en katioucha. Les services de sécurité israéliens indiquent par ailleurs que ces nouvelles roquettes s'avèrent être plus menaçantes du fait de leur technologie avancée.
Le Maariv réserve ses gros titres à la contrebande organisée par le Hamas, qui réussit à passer régulièrement à travers les filets de la police palestinienne. Dernièrement, le Ministre des affaires étrangères, Mahmoud A-Zahar a lui-même été accusé de contrebande alors qu'il essayait de rentrer à Gaza, porteur d'une somme de 20 millions de dollars en liquide. A la police qui le questionnait, celui-ci a répliqué : «Je ne discute pas avec vous, cet argent est destiné aux caisses du gouvernement ». De violentes querelles ont éclaté au sein du Parlement palestinien où les fonctionnaires d'état ont accusé le Hamas de s'enrichir sur leur dos. La police palestinienne indique que 300 millions de dollars au total ont été transférés de façon illégale dans les territoires durant ces deniers mois.
Affaires extérieures
«Paris» réussi pour Olmert ?
Le Premier Ministre Ehoud Olmert s'annonce très satisfait de sa visite au chef d'état Français Jacques Chirac. «C'était une rencontre en or», a-t-il déclaré.
Bien qu'Olmert affiche un optimisme franc, la presse israélienne ne manque pas de relater que son nouveau plan n'a pas reçu l'approbation publique de la France.
Les quotidiens israéliens parlent d'un soutien présidentiel formulé de façon «sous-entendue» par Chirac concernant les lignes politiques d'Olmert. Celui-ci a déclaré que son plan de retrait était «inévitable» pour résoudre le conflit israélo-palestinien, mais s'est retenu d'aborder ce sujet lors de la conférence de presse. « Je ne pense pas que ce soit l'endroit ni l'occasion de présenter ce programme », a-t-il affirmé. «Le Monde» de son côté, indique que Jacques Chirac préférerait qu'Israël s'engage dans une voie de pourparlers avec les palestiniens, plutôt que dans une « politique unilatérale ».
Sécurité
Soutien militaire à Abu Mazen.
Trois camionnettes transportant 950 fusils sont arrivés hier à Ramallah et Gaza sous la conduite de 16 accompagnateurs américains, dans le but de porter secours à Abu Mazen .
Rappelons qu'il y a 3 semaines, le Premier Ministre israélien avait ratifié la proposition d'Amir Peretz autorisant l'Egypte et la Jordanie à fournir des armes au Président palestinien afin de renforcer son gouvernement. Olmert avait par ailleurs permis le transfert de 375 fusils israéliens au Fatah toujours sous la menace du Hamas. Cette opération de soutien militaire à l'Autorité Palestinienne suscite déjà des controverses virulentes, les autorités judiciaires israéliennes et des organisations anti-terroristes accusant le gouvernement de générer lui-même l'approvisionnement en armes des palestiniens et de porter ainsi atteinte à la sécurité du pays.
Finances
Guaidamak à la conquète du marché de l'essence.
Les discussions se poursuivent entre la famille Borovitch, actuelle propriétaire de Sonol et le milliardaire russe, intéressé au rachat de la société.
Avshalom Nouriel, l'un des propriétaires de la compagnie El-Al, a proposé de racheter conjointement avec Arcady Guaidamak, par ailleurs président du club de football Bétar Jérusalem, les industries israéliennes d'essence de la société Sonol.
Le rachat de la société s'élève à 650 millions de shekels et nécessite l'accord des autorités comptétentes.
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Posté le 30.05.2006 par ashomer
Tsahal lance une action d'envergure dans la bande de Gaza
Claire Dana Picard
mardi 30 mai 2006 - 08:11
Pour la première fois depuis l’expulsion des Juifs du Goush Katif l’été dernier, Tsahal a entrepris une action d’envergure à l’intérieur de la bande de Gaza. Une unité d’élite est entrée dans la nuit de lundi à mardi dans la bourgade arabe de Bet Lahia, dans le Nord de la région, et a attaqué un commando terroriste qui s’apprêtait à tirer des roquettes Kassam en direction des agglomérations israéliennes du Néguev occidental. Un hélicoptère de l’armée de l’Air, survolant la région pour soutenir cette intervention, a tiré un missile.
Résultat de l’opération : quatre terroristes du Djihad islamique ont été abattus et huit autres ont été blessés. Fort heureusement, aucun soldat n’a été touché au cours de cette incursion.
Les affrontements se sont poursuivis à l’aube. Une unité de Tsahal a surpris six suspects palestiniens qui tentaient de s’infiltrer clandestinement en territoire israélien depuis l’Egypte, au sud de Ksioth. Les soldats ont ouvert le feu dans leur direction et ont abattu l'un d’entre eux.
Un officier supérieur du commandement sud a tenu à commenter l’opération en soulignant qu’elle prouvait que "Tsahal avait le bras long" et avait le pouvoir d’atteindre les commandos terroristes tirant des roquettes ou d’autres éléments hostiles, "où qu’ils se trouvent".
Mais ne nous faisons aucune illusion : cette intervention, qualifiée par certains d’"audacieuse", ne signifie pas que Tsahal envisage de lancer une vaste opération terrestre. Il semblerait toutefois que depuis l’entrée en fonction du nouveau commandant de la région, Yoav Galant, les forces de sécurité entreprennent des actions plus hardies dans le secteur, soutenues par l’armée de l’Air et les forces navales.
Les Palestiniens, de leur côté, continuent de harceler les agglomérations israéliennes et poursuivent sans répit leurs tirs de roquettes. Pourtant, Tsahal a tiré, en 24 heures, pas moins de 450 obus en direction du Nord de la bande de Gaza, visant en particulier d’anciennes localités juives telles que Douguit, Elei Sinaï, et Nissanit, en vue d’éloigner d’éventuels commandos munis de rampes de lancement.
Tsahal poursuit en outre ses actions en Samarie, intervenant notamment dans le camp de réfugiés de Balata, à Shehem, en Samarie, pour capturer des terroristes recherchés. Dans la nuit, les soldats ont ouvert le feu sur l’un d’entre eux, qui était armé, et l’ont vraisemblablement atteint. Selon des sources palestiniennes, il s’agirait d’un terroriste de 17 ans, Hani Saka, qui aurait été abattu par Tsahal.
Texte repris du site arouts7
Posté le 30.05.2006 par ashomer
Opération "en profondeur" d’un commando israélien à Gaza
Submitted by Ram Zenit on Tue, 2006-05-30 03:57. Israël / Palestine | Terrorisme
Une unité spéciale israélienne a opéré cette nuit à Beit Lehi au nord de Gaza. Première opération de commando en profondeur depuis le retrait de la bande de Gaza, le commando a éliminé trois membres du Djihad Islamique et blessé huit, qui s’apprêtaient à tirer des roquettes sur Israël.
Cette action appelle à quelques remarques :
1- Le mouvement palestinien touché cette nuit est celui qui a revendiqué l’attaque de Katiouchas avant-hier sur le nord du pays à partir du Liban
2- Cette opération de commando vient après des mois pendant lesquels Israël a essayé d’empêcher les tirs de roquettes palestiniens sur les populations civiles du pays par des tirs d’artillerie sur les terrains et bases de feu utilisés par les palestiniens. Rien que dans la journée d’hier, près de 450 obus de 155mm ont été tirés, principalement sur les ruines des villages israéliens abandonnés l’été dernier. Ces feux d’artillerie se sont montrés inefficaces et n’ont pratiquement pas empêcher jusqu'à présent le tir de roquettes sur Israël.
3- L’opération de cette nuit a été menée sous couverture aérienne : des hélicoptères ont isolé le terrain des opérations et frappé des forces du Djihad
4- On assiste ces derniers temps à des combats où les forces israéliennes sont de forces combinées – Terre, Air et Mer- au niveau tactique. Cela exige un commandement de haute qualité, la mise en place de cellules de contrôle appropriées, un contrôle de la situation et « une lecture » du terrain et des événements en « real time » précis.
Cette opération ne sera pas la dernière : sans doute faudra-t-il que l’IDF invente de nouvelles formules d’actions dans le futur. Rappelons que la guerre est avant tout un combat de cerveaux ! A chaque invention, chaque mode d’action, l’ennemi trouve toujours une parade, et il faut inventer de nouveau.
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Texte repris du site paf
Posté le 28.05.2006 par ashomer
Tirs de Katiouchas sur le Nord d'Israël
Des terroristes du Liban ont tiré ce matin des roquettes Katiouchas sur une base militaire du Nord d’Israël, près de Safed. Un soldat a été légèrement blessé. C’est la première fois qu’une attaque de ce type a lieu en direction de cette région. Tsahal a précisé que le gouvernement libanais était entièrement responsable de toute action hostile menée à partir de son territoire. L’état d’alerte a été déclaré dans tout le secteur.
Posté le 28.05.2006 par ashomer
10:45
On indique de source sécuritaire que l'armée de l'air israélienne mène un raid sur une base du Front populaire de libération de la Palestine dans la valée orientale libanaise de la Bekaa. (Guysen.Israël.News)
Posté le 25.05.2006 par ashomer
Jérusalem
2006-05-25 00:58:00
L'Etat d'Israël fête le 25 mai 2006 le 39e anniversaire de la libération et de la réunification de Jérusalem.
''Jérusalem est une ville où le patrimoine et la culture du peuple juif ont leurs racines puisant dans des milliers d'années d'histoire. Jérusalem est le cœur du peuple juif et a été l'objet d'espérances pendant des millénaires, de générations en générations de Juifs dans la diaspora'', a déclaré Zeev Bielski, Président de l'Agence juive (JAFI).
''Cette ville a été le cœur et le centre de l'esprit du mouvement sioniste au siècle dernier. Comme l'a dit David Ben Gourion, premier Président de l'Agence juive : ''Notre devoir à l'égard de Jérusalem [remonte aux] jours du roi David et à l'engagement de nos ancêtres à Babylone''.
Nous continuerons à œuvrer à renforcer les fondations sionistes de l'Etat d'Israël, la réalisation du droit du peuple juif à un foyer national dans la terre d'Israël, avec Jérusalem pour capitale. Nous sommes déterminés à être sur le front du combat contre le terrorisme et l'antisémitisme et à diminuer l'écart dans l'éducation de notre jeunesse dans les zones de priorité nationale, comme le Neguev, la Galilgée et Jérusalem. Nous continuerons à encourager l'aliyah''.
Texte repris du site de guysen
Posté le 24.05.2006 par ashomer
Douste Blazy, le "Ministre des Affaires Etrangères" qui "représente la magouille française"
Les Allemands des années 40 invitaient les inspecteurs de la Croix Rouge dans les camps, et disposaient des orchestres juifs de musique classique à l'entrée des camps, pour montrer que les déportés juifs y étaient bien traités … pour des Juifs ... Le message était : "De quoi se plaignent ils ?"
La France des années 2000 organise un feu d'artifice sur la plage de Tel Aviv pour faire passer la pilule de ses amitiés terroristes à travers le monde, et montrer que les victimes juives des islamikazes sont finalement assez bien traitées, … pour des Juifs …. Finalement, Douste Blazy ne comprend pas de quoi se plaignent les Juifs qui se font exploser par les terroristes du Hamas. Je vous rassure, Douste Balzy, qui est en charge de la "vision géopolitique de la France", ne savait pas non plus, lors de sa dernière visite en Israël, que la Grande Bretagne n'avait pas été occupée par les Allemands.
Lorsque Tsipi Livni s'est emportée hier 17 mai parce que Douste Blazy tentait de lui expliquer, le jour de la "réconciliation" franco israélienne, que la France avait l'intention de dialoguer avec ceux qui ont juré la mort d'Israël et qui se vantent d'égorger des juifs et de tremper leurs mains dans le sang des juifs, Douste Blazy lui répondit : "Primo je suis Ministre des Affaires Étrangères - Deuxio je représente la France. Alors parlez moi autrement".
En disant cela, Douste Balzy, dont la maturité semble tendre vers zéro, a clairement exprimé une vérité, et une connerie : La vérité, c'est qu'il n'y a aucune raison de fond pour le respecter, et seules des raisons de forme justifient qu'on lui parle autrement. La connerie, c'est que c'est justement parce qu'il représente la France qu'il n'a pas le droit de dire ce qu'il a dit et d'exiger que l'on reste calme.
La France n'a toujours rien compris aux Juifs : ce n'est pas parce que nous ne dynamitons pas Paris et que nous refusons d'assassiner des innocents à travers le monde, que nous sommes prêts à accepter qu'un gamin qui dit représenter la France nous assène n'importe quoi. Nous voulons être respectés pour ce que nous sommes : des porteurs d'humanisme qui sont loin au-delà des "valeurs" de la France - qui restent à démontrer, surtout lorsqu'on regarde de près l'Histoire de la France et ses compromissions antijuives passés et présentes.
La France a éteint la lumière… Le comble, c'est qu'elle l'a fait en organisant un feu d'artifice.
Il ne faut jamais sous estimer les performances de la connerie !
( "Il y a deux choses qui sont susceptibles d'être infinies : l'Univers et la bêtise humaine. Mais en ce qui concerne l'Univers, je n'en ai pas encore acquis la certitude absolue" - Albert Einstein)
Jacob Ouanounou
Texte repris dus ite france echos
Posté le 22.05.2006 par ashomer
22 mai 2006
France - Israël - Pays arabes - Iran : poker menteur ?
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La crise internationale provoquée par le nucléaire iranien n’a pas fini de bouleverser les cartes au Moyen Orient. Une de ses conséquences, indiscutable, a été le rapprochement de l’Union Européenne et des Etats-Unis, après le « coup de froid » de l’invasion américaine de l’Irak. Les gouvernements occidentaux redoutent l’apparition d’une puissance régionale, susceptible de soulever l’ensemble du monde musulman sous la double bannière de l’islamisme ... et de la bombe. Sujet rarement abordé, cette peur prend une dimension particulière pour la France, qui craint pour ses intérêts et pour les gouvernements arabes amis. D’où une théorie intéressante, exposée par Ram Zénit, expert écrivant sur le blog « Politique Arabe de la France » (en lien permanent). Dans une analyse récente, il se demande si le rapprochement franco-israélien - marqué notamment par l’accueil chaleureux fait l’année dernière à Ariel Sharon -, n’est pas du à l’émergence de cette menace (lire l'article).
Paradoxalement, ce serait donc en raison de l’axe franco-arabe (nullement remis en question), qu’Israël redeviendrait un ami. Une théorie qui fait réfléchir, mais à laquelle on peut opposer aussi quelques réserves : par exemple, comment gérer une telle politique extérieure vis-à-vis des Palestiniens, qui ont choisi un gouvernement Hamas soutenu par Téhéran ? Le soutien à la cause palestinienne et l’hostilité aux Etats-Unis ne sont-ils pas devenus tellement forts dans l’opinion publique française, qu’ils rendent impossible tout rééquilibrage diplomatique ? Les gouvernements arabes se sentent-ils réellement menacés par l'Iran, où bien préfèrent-ils tirer leur épingle du jeu, en négociant en catimini leur "neutralité bienveillante" face à la république islamiste ?
Lire (ou relire) sur ce sujet notre article publié le 22 janvier sur le blog.
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// posted by Jean Corcos @ 7:15 PM
Texte repris du site rencontre judaique fm
Posté le 22.05.2006 par ashomer
Antisémitisme :
2006-05-22 07:13:00
Le lundi 22 mai, s'ouvre à Vienne (Autriche) une conférence sponsorisée par l'Union Européenne sur le ''Racisme, Xénophobie et les médias''. Les représentants des 25 ont été invités à participer aux débats ainsi que les délégués des 10 pays de l'Euro-Med dont Israël.
Mais l'Etat hébreu, en la personne de son ambassadeur en Autriche, Dan Ashbel, a refusé d'assister à la conférence dans la mesure où l'antisémitisme ne fait pas partie des sujets abordés.
C'est la première fois depuis la création de l'Euro-Med à la conférence de Barcelone en 1995 qu'Israël boycotte une réunion de l'organisation. Pour rappel, l'Euro-Med est composée, outre Israël, de la Syrie, l'Algérie, le Liban, l'Egypte, la Jordanie, le Maroc, la Tunisie, la Turquie et de l'Autorité Palestinienne. L'organisation a pour but de développer les relations politiques, économiques et sociales avec l'Union Européenne.
Initialement, la conférence de Vienne devait aborder le sujet du racisme incluant l'islamophobie et l'antisémitisme. Le 11 mai dernier, les officiels du ministère israélien des Affaires étrangères ont reçu le programme définitif de la conférence. L'antisémitisme ne faisait plus partie des débats alors que l'islamophobie continuait d'y figurer en bonne place.
C'est la raison pour laquelle Israël a décidé de ne pas participer à la conférence d'autant qu'aucun journaliste israélien n'a été invité à participer aux débats contrairement à leurs collègues des pays arabes.
Texte repris du site guysen
Posté le 21.05.2006 par ashomer
L’influence islamiste extérieure :
une menace stratégique, Yossi Alpher
"Israël se voit flanqué sur trois fronts de mouvements islamistes. Ceci représente une tendance régionale lourde. A quoi s’ajoutent l’Iran, la Syrie et al-Qaida. Séparément aucune de ces forces ne constitue une menace stratégique. Ensemble, elles en représentent bel et bien une. Etude de scénarios. Mais c’est probablement le status quo qui prévaudra."
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3 mai 2006
Sur le site de Les Amis Belges de Shalom Akhshav.
Article paru dans Bitterlemons n° 17 - 1er mai 2006 - Traduction Kol Shalom
Durant toute son histoire, les guerres d’Israël furent menées contre des nationalistes arabes : depuis les sept membres fondateurs de la Ligue Arabe et le Mouvement national palestinien en 1948, en passant par Gamal Abdel Nasser et les Baassistes, dans les années 1950, 1960 et 1970, jusqu’au Fatah et à Saddam Hussein pendant les deux dernières décennies environ. Encore que ce que nous pourrions appeler aujourd’hui des personnalités islamistes y participèrent également : Haj Amin al-Husseini et les Saoudiens viennent à l’esprit ; les Frères Musulmans égyptiens ont pris part à la guerre de 1948. Mais, en gros, le conflit concernait le nationalisme arabe, non l’islamisme arabe. Se pose donc à nous une question de portée historique : tout ceci est-il sur le point de changer ?
Israël se voit flanqué sur trois fronts de mouvements islamistes qui représentent une tendance régionale lourde : le Hamas, à Gaza et en Cisjordanie, le Hezbollah, au Sud-Liban. Le Hamas est une branche de la société pan-arabe des Frères Musulmans, qui le soutient. Le Hezbollah est largement un fondé de pouvoir de l’Iran islamiste, de connivence avec la Syrie. L’Iran, principalement via la Syrie et le Liban, soutient aussi le Hamas et le Jihad islamique à Gaza et en Cisjordanie, et divers dissidents du Fatah en Cisjordanie. Sur un autre front, al-Qaïda infiltre le Sinaï égyptien et, depuis sa nouvelle base en Irak, cible de plus en plus tant l’Egypte que la Jordanie. Au-dessus et au-delà de cet inquiétant déploiement islamiste, le programme nucléaire iranien ajoute un élément d’escalade régionale et même mondiale.
Séparément, aucune des forces islamistes avoisinant Israël ou infiltrant la Palestine ne constitue pour Israël une menace stratégique. Ensemble, si l’on y inclut l’Iran, elles en représentent bel et bien une.
Au vu des événements des mois écoulés, ce déploiement suggère divers scénarios possibles. La dissuasion fonctionne rarement contre des terroristes déterminés, surtout des islamistes adeptes des opérations-suicide. Mais, parce que le Hamas se trouve dans un processus de transition entre l’action terroriste et l’exercice du pouvoir, il (ou du moins son leadership « de l’intérieur ») risque davantage, si ses relations avec Israël se détériorent sérieusement. D’où il suit que le Hamas présente l’unique perspective sérieuse d’un mouvement islamiste au voisinage d’Israël, susceptible de modérer ses politiques et de chercher la coexistence pacifique ; à cet égard, le Hezbollah a résisté avec succès aux pressions internationales et libanaises. Parce que la situation est sans précédent dans les annales du Proche-Orient moderne, les limites d’une divergence possible du Hamas par rapport à la ligne islamiste panarabe relèvent, pour l’heure, de la spéculation. En revanche, ce qu’Israël pourrait faire pour influencer en ce sens l’attitude du Hamas reste également incertain.
Un second scénario se concentre sur la Syrie, base régionale du Hamas et du Jihad islamique et maillon décisif du soutien de l’Iran au Hezbollah. Jusqu’ici, le régime du Président Bachar Assad, à Damas, a repoussé avec succès les exigences internationales de cesser son appui aux terroristes tant dans l’arène israélienne que dans l’irakienne. Mais le régime Assad est laïque, ce qui fait qu’il ne constitue pas un élément organique de l’infrastructure islamiste, et il est fragile. De fait, il est le maillon faible du cercle islamiste émergeant autour d’Israël. S’il pouvait être gagné et entraîné dans un processus de paix, cela contribuerait à morceler les forces islamistes. Dans une période où la paix avec les Palestiniens n’est nullement une option probable, ceci pourrait constituer une initiative logique pour Israël, si Assad l’acceptait et si les Etats-Unis se laissaient convaincre de soutenir Jérusalem, malgré leurs appréhensions envers le régime de Damas.
Il existe encore un troisième scénario, centré sur la réaction régionale islamiste à une offensive militaire contre le programme nucléaire iranien. En ce cas, le Hezbollah est susceptible de bombarder la moitié du nord d’Israël par un tir de barrage de katiouchas, tandis que le Hamas et le Jihad islamique procéderaient à une escalade d’actions terroristes. L’Iran pourrait lancer, à distance, une frappe de missiles contre Israël. La riposte d’Israël pourrait affecter la stabilité régionale, et en particulier le status quo au Liban et en Syrie.
Enfin, et fatalement, il y a le maintien du status quo : Israël et le Hamas s’adaptent l’un à l’autre, tandis que le Fatah présente une possible alternative viable s’il procède à ses nécessaires réformes internes ; Israël, l’Egypte et la Jordanie contiennent l’expansion régionale du Hamas et d’al-Qaïda ; et la dissuasion israélienne et américaine empêche Damas de soutenir, de manière trop enthousiaste, ses clients et agents et ceux de l’Iran islamiste. C’est sur ce point que les forces de modération s’attachent présentement à concentrer leurs efforts. C’est l’alternative « raisonnable » - à défaut d’être la plus créative.
Yossi Alpher *
© Bitterlemons
* Codirecteur de bitterlemons.org et bitterlemons-international.org. Aancien directeur du « Jaffee Center for Strategic Studies » et ancien conseiller principal du Premier Ministre Ehud Barak.
Mis en ligne le 21 mai 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org